Lors de la manifestation mardi, à Bruxelles. | JOHN THYS / AFP

Plusieurs milliers de personnes manifestaient mardi 20 septembre à Bruxelles, à deux pas du siège des institutions européennes, pour dénoncer le traité de libre-échange transatlantique que l’UE négocie avec les Etats-Unis (TTIP) et son équivalent en passe d’être signé avec le Canada (CETA).

Ce rassemblement intervient trois jours après les grandes manifestations anti-TTIP qui ont rassemblé entre 163 000 et 320 000 personnes dans sept villes allemandes samedi, à l’appel d’une large coalition d’ONG, de partis de gauche et de syndicats. « TTIP, CETA, on n’en veut pas ! », ont scandé des manifestants. D’autres brandissaient une banderole : « Pour la démocratie, les services publics et sociaux : TTIP stop. »

« Ces traités transatlantiques antidémocratiques (…) profiteront surtout aux actionnaires des multinationales et aux puissances financières, au détriment des agriculteurs et des consommateurs, des travailleurs et des pensionnés, des femmes et des jeunes, des PME et des classes moyennes », dénonce sur son site internet l’association belge Stop TTIP, qui fait partie des organisateurs de la manifestation.

« Une réponse à la crise économique »

« TTIP et CETA vont faciliter l’exportation des produits des PME. Du moins pour le Canada où l’accord est atteint. C’est une réponse à la crise économique », s’est défendue mardi à la radio belge RTBF la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström.

L’Union européenne et les Etats-Unis ont fixé la semaine dernière un nouveau round de négociations sur leur accord commercial (TTIP ou Tafta), prévu la première semaine d’octobre, faisant fi des réticences de la France.

Outre le TTIP, les manifestants entendent exprimer leur opposition au CETA, le traité de libre-échange avec le Canada, dont les négociations sont terminées mais qui doit encore être signé le 27 octobre en présence du premier ministre canadien, Justin Trudeau, puis être ratifié par les Etats membres de l’UE.