Le président élu Donald Trump a participé à un rassemblement au DeltaPlex Arena, le 9 décembre à Grand Rapids, dans le Michigan. | Drew Angerer / AFP

L’équipe de transition de Donald Trump a envoyé cette semaine au département de l’énergie (DOE) une note requérant notamment le nom des employés ayant travaillé sur le réchauffement climatique, ce qui a déclenché l’inquiétude de l’agence.

La note, envoyée mardi et consultée vendredi 9 décembre par Reuters, contient 74 requêtes. Elle demande notamment la liste de tous les employés et contractuels ayant participé aux conférences sur le climat organisées par l’ONU dans les cinq dernières années.

Chasse aux sorcières ou état des lieux ?

Une liste de toutes les personnes présentes aux réunions portant sur le coût social du dioxyde de carbone a également été requise. La mesure est utilisée par les agences gouvernementales pour mesurer l’efficacité des politiques contre le changement climatique.

L’équipe de transition de M. Trump pour l’énergie a également demandé à obtenir toutes les publications scientifiques des employés des 17 laboratoires nationaux du département dans les trois dernières années. « Ça ressemble à une première ébauche de liste d’ennemis politiques éventuels », estime un employé du département de l’énergie qui a requis l’anonymat par crainte des conséquences.

« Quand Donald Trump a dit qu’il voulait assécher le marais, apparemment c’était uniquement pour faire place à des chasses aux sorcières et cela commence ici au DOE et dans nos 17 laboratoires nationaux. »

Les équipes de Donald Trump n’ont pas fait de commentaire sur la note révélée dans un premier temps par l’agence Bloomberg.

Le réchauffement climatique : « un canular » pour Donald Trump

Le département de l’énergie emploie plus de 90 000 personnes, affectées notamment à l’entretien de l’arsenal nucléaire américain, à des laboratoires de recherche sur les énergies renouvelables, le nucléaire et les sciences du climat.

Pendant sa campagne, Donald Trump a déclaré que le réchauffement climatique était un canular et s’est proposé de revenir sur l’accord sur le climat conclu à Paris en décembre.

Nommé jeudi à la tête de l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA), le climato-sceptique Scott Pruitt s’est engagé à « faciliter à la fois la protection de l’environnement et la liberté d’agir des entreprises américaines ».

Le nom du futur secrétaire à l’énergie de M. Trump reste encore inconnu. Les candidats probables ont tous pris des positions favorables à l’exploitation des ressources pétrolières et du charbon aux Etats-Unis.