Les chauffeurs de VTC devant la porte Maillot, le 15 décembre 2016. | © Benoit Tessier / Reuters / REUTERS

L’accès autoroutier à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle « était totalement saturé » un peu avant 8 heures ce vendredi 16 décembre, jour de départ en vacances. Plusieurs dizaines de chauffeurs VTC ont mis en place un « gros barrage » en amont de la plateforme, impliquant des dizaines de véhicules venus de la porte Maillot, à Paris. D’après la préfecture de police de Paris, les conducteurs de VTC perturbaient également le trafic devant l’aéroport d’Orly.

« Le comportement de certains chauffeurs de VTC, obligeant des clients de VTC ou taxis à descendre du véhicule parfois brutalement, provoquant la peur des passagers, est inadmissible et discrédite leurs auteurs », a déploré le préfet délégué aux aéroports, Philippe Riffault. Un chauffeur VTC a été renversé par un de ses collègues manifestants, selon une source aéroportuaire qui n’a pas précisé les circonstances, ni le lieu de l’accident. Son pronostic vital n’est pas engagé.

« Uber = esclavage moderne »

Plusieurs centaines de chauffeurs VTC ont déjà manifesté leur colère jeudi à Paris contre les plateformes de réservation de voitures, Uber en tête, et les ravages de « l’ubérisation », synonyme pour eux d’« esclavage moderne ». « Uber a saigné les chauffeurs », « Uber = esclavage moderne » ou encore « non aux déconnexions arbitraires », pouvait-on lire sur les banderoles déployées jeudi.

« Uber nous a vendu du rêve, la réalité est un cauchemar », a affirmé Jean-Luc Albert, président d’Actif VTC, qui demande des tarifs « concertés » et un « droit de réponse » pour les chauffeurs qui subissent des déconnexions « arbitraires », parfois après un seul avis négatif de client. Faute d’avoir été entendus, les organisateurs avaient annoncé la reconduction du mouvement vendredi.