Diviser par deux la consommation énergétique de la capitale d’ici à 2050, s’approvisionner à 100 % en énergies renouvelables, écorénover un million de logements : la mairie de Paris a présenté, mardi 7 novembre, son nouveau « plan climat ».

Ce plan compte au total 500 mesures, comme l’objectif, déjà annoncé il y a quelques semaines, d’atteindre zéro véhicule diesel dans la capitale à l’horizon 2024 et zéro véhicule essence à l’horizon 2030. « C’est une visée dont on pense qu’elle est tout à fait réalisable », a déclaré Célia Blauel, adjointe à la maire de Paris chargée des questions d’environnement.

Une réflexion sera aussi menée sur « l’avenir du boulevard périphérique », avec par exemple « l’idée de réserver une voie aux véhicules de covoiturage ». Et un travail sera mené avec le Grand Paris sur la mise en place d’une « zone de circulation restreinte » à l’échelle de la métropole, a expliqué Célia Blauel.

Produire localement 20 % d’énergies renouvelables

Parmi les mesures, la ville propose de produire localement 20 % d’énergies renouvelables, en développant les toitures et centrales solaires tout comme la géothermie. Le plan vise aussi à faire de Paris une ville 100 % cyclable en 2020.

Il prévoit également de rénover 50 millions de mètres carrés de commerces, bureaux, hôtels, et établissements publics d’ici à 2050 et de développer la végétalisation des espaces (débitumer les cours d’école par exemple), pour s’adapter aux périodes de canicule. Ou encore de promouvoir « l’évolution vers un régime alimentaire flexitarien » (moins tourné vers la viande mais plus sur les végétaux).

Mais parmi ces 500 mesures, environ 70 seulement relèvent de l’action de la Ville de Paris. « Quarante sont de l’ordre du plaidoyer », pour « appeler les pouvoirs publics à prendre les mesures nécessaires » vers la transition énergétique. « Le reste dépend d’une action conjointe de la ville et des territoires alentours », a précisé Célia Blauel.

Ce nouveau « plan climat » sera présenté au Conseil de Paris des 20, 21 et 22 novembre prochains. Il fera l’objet d’une consultation publique de décembre à février pour « recueillir les avis des habitants, de la métropole, de la Région et de l’Etat ». Avant son adoption finale en mars 2018 par le Conseil de Paris.

Alors que la Conférence internationale sur le climat, COP 23, la première depuis l’annonce du retrait américain, s’est ouverte lundi 6 novembre à Bonn, « il y a besoin que les grandes métropoles prennent leurs responsabilités », a soutenu Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris.