Andrew McCabe a présenté sa démission fin janvier, à quelques semaines de l’expiration de son mandat. / Alex Brandon / AP

C’est en tant qu’employé de la police fédérale américaine qu’Andrew McCabe, qui avait déjà quitté ses fonctions fin janvier de directeur adjoint du FBI, a été limogé par Jeff Sessions à quelques jours de son départ à la retraite. Dans un communiqué publié vendredi 16 mars, le ministère de la justice a évoqué une « mauvaise conduite » de la part de M. McCabe pour justifier son renvoi.

Le haut fonctionnaire était dans le collimateur du président Donald Trump depuis des mois. Le président avait ainsi publiquement reproché à Jeff Sessions, son ministre de la justice, de ne pas avoir renvoyé Andrew McCabe quand celui-ci était directeur par intérim du FBI.

« Voici la réalité : je suis isolé et traité de la sorte pour le rôle que j’ai joué, les décisions que j’ai prises et ce dont j’ai été témoin après le limogeage de James Comey », a réagi M. McCabe dans un communiqué.

Une amertume cristallisée

Son licenciement à deux jours de son anniversaire va lui coûter financièrement. Il aurait pu bénéficier d’une bien meilleure retraite s’il avait quitté le FBI après le 18 mars, jour de ses 50 ans.

« Le directeur adjoint du FBI Andrew McCabe joue la montre pour prendre sa retraite en profitant pleinement de ses avantages. Plus que 90 jours ? !!! », avait ainsi tweeté Donald Trump le 23 décembre.

Andrew McCabe avait dirigé le FBI par intérim de mai à août 2017, après le licenciement par Donald Trump de James Comey et avant la nomination de l’actuel directeur Christopher Wray. En lui reprochant une amitié avec James Comey ou des liens supposés avec les démocrates, le président républicain semblait avoir cristallisé sur M. McCabe toute l’amertume que suscite chez lui l’enquête qui cherche à déterminer si son équipe de campagne s’est concertée avec les Russes pour influencer les résultats de l’élection présidentielle de 2016.