Perquisition au domicile de Radouane Lakdim, coté Ozanam, à Carcassonne, le 23 mars 2018. / ERIC CABANIS / AFP

L’essentiel

Les investigations se poursuivaient, samedi 24 mars, au lendemain des attaques djihadistes de Trèbes et Carcassonne perpétrées par Radouane Lakdim. Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l’acte de ce Français d’origine marocaine de 25 ans, à déterminer la provenance de l’arme utilisée et à trouver d’éventuelles complicités.

Emmanuel Macron a convoqué samedi un conseil restreint de défense, qui devait se tenir à 17h30 à l’Elysée, a annoncé la présidence de la République. Le point sur l’avancée de l’enquête.

  • Deux placements en garde à vue

La compagne de Radouane Lakdim a été placée en garde à vue, vendredi vers 19 heures, du chef d’association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste, a annoncé le procureur de Paris, François Molins.

Dans la nuit de vendredi à samedi, un deuxième individu a été placé en garde à vue pour le même chef d’accusation, selon le parquet de Paris. Selon une source proche du dossier, il s’agit d’un mineur né en 2000, ami de Radouane Lakdim.

  • Des notes « faisant allusion » à l’EI et s’apparentant à un testament

La perquisition réalisée au domicile de Radouane Lakdim a permis de trouver des « notes faisant allusion à [l’organisation] Etat islamique » et s’apparentant à un testament, ainsi que des supports numériques, a fait savoir une source judiciaire, samedi.

Radouane Lakdim ne s’est toutefois jamais rendu en zone irako-syrienne.

  • Des investigations autour d’éventuelles complicités

Né au Maroc le 11 avril 1992, naturalisé français à l’âge de 12 ans, en même temps que son père, Radouane Lakdim vivait à Carcassonne. Il était fiché S depuis 2014, avec un signalement « actif » car il était considéré comme en lien avec des islamistes appartenant au « haut du spectre » de la radicalisation.

Mais il n’avait manifesté aucun « signe précurseur pouvant laissent présager un passage à l’acte terroriste », a relevé François Molins. Radouane Lakdim était connu de la justice pour des faits de droit commun. Son casier judiciaire affiche deux condamnations : la première en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour « port d’arme prohibée », la seconde en 2015 pour « usage de stupéfiants et refus d’obtempérer » à un mois de prison, peine effectuée en août 2016. Les investigations se poursuivent pour déterminer s’il a pu bénéficier de complicités.