La joie parisienne, dimanche 15 avril, au Parc des Princes. / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

C’est désormais officiel : le Paris-Saint-Germain (PSG) retrouve le titre de champion de France. Les Parisiens qui avaient laissé le championnat leur échapper la saison passée au profit de Monaco, ont récupéré leur bien en s’imposant, dimanche 15 avril au soir, après leur large victoire (7-1) sur ce même club monégasque, en clôture de la 33e journée.

Il s’agit là du septième titre parisien, et du cinquième en six ans pour cette formation sous le contrôle d’un fonds d’investissements qatari depuis 2011. Avec 17 points d’avance sur Monaco à cinq journées de la fin, les hommes d’Unai Emery ne peuvent plus être rattrapés.

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Un championnat officiellement plié à cinq journées de la fin, ce n’est presque plus si inhabituel en Ligue 1. Si, la saison dernière, Parisiens et Monégasques ont longtemps lutté pour le titre (Monaco a été sacré à une journée de la fin), le PSG avait tué le suspense beaucoup plus tôt la saison d’avant. Après un succès 9-0 contre Troyes, les joueurs de Laurent Blanc étaient devenus les champions les plus précoces d’Europe, après seulement 30 journées de championnat. Un exploit difficile à reproduire, parce qu’il dépend notamment des performances des adversaires.

A l’époque, au terme d’un parcours presque sans-faute, on remarquait déjà que pour être sacré tôt, il faut également compter sur les errances de ses adversaires.

Des adversaires qui flanchent contre les « petits »

Dans le match à quatre que se sont livré Paris, Monaco, Lyon et Marseille, en tête de classement, Paris s’en est le mieux sorti contre ses adversaires directs, mais de peu. Les Parisiens y ont pris 13 points (sur 18 possibles), contre 12 pour Lyon, et 7 pour Monaco.

En fait, c’est surtout face aux autres clubs du championnat, face aux plus « petits », que le PSG a fait le trou sur ses concurrents. Face à ces autres équipes, les Parisiens sont sur une moyenne de 2,7 points par match (sur 3 possibles) et n’ont lâché des points qu’à trois reprises : à Montpellier (0-0), à Strasbourg (1-2), et à Saint-Etienne (1-1).

Dans le même temps, Lyon a perdu vingt points sur les Parisiens, Monaco onze, et Marseille dix. « On manque trop d’humilité pour le sport de haut niveau », lançait l’entraîneur lyonnais, Bruno Genesio, après le match nul contre Lille, seizième, le 18 février dernier.

C’est ce que souhaite mettre en avant Alphonse Areola, le gardien parisien trouve que l’on « banalise trop ce championnat » :

« Ce sont des efforts de long terme, on travaille depuis début juillet, et ça se joue sur toute une saison. Il faut être régulier, ne pas se blesser, être performants sur toute la saison… »

L’horizon des 100 points

D’autant que cette situation d’un club qui domine sans partage (ou presque) son championnat est loin d’être propre à la Ligue 1. En Allemagne, le Bayern Munich a remporté les cinq derniers titres, avec en moyenne seize points d’avance sur son dauphin. Il a, à nouveau, été sacré le week-end dernier, à cinq journées de la fin.

En Italie, la Juventus de Turin a remporté tous les championnats depuis la saison 2011-2012. Elle finit chaque exercice avec en moyenne 90 points. Le club turinois a même dépassé la barre fatidique des 100 points lors de la saison 2013-2014.

C’est d’ailleurs tout ce qu’il reste à aller chercher pour le PSG cette saison, après avoir gagné la Coupe de la Ligue et avant de viser la Coupe de France. Éliminé de la Ligue des champions dès les huitièmes de finale face au Real Madrid, le club parisien pourrait en profiter pour battre son record de 2016 et devenir le premier club français à dépasser les 100 points en championnat.

Champion dès la 23e journée ?

Théoriquement, une équipe pourrait être championne à partir de la 23e journée. Il faudrait qu’elle remporte la totalité de ses matchs et que dans le même temps, les 19 autres équipes ne fassent que des matchs nuls. Après 23 journées, elle compterait 46 points d’avance sur le reste des équipes du championnat, et serait alors impossible à rattraper.